Les Jardins de Cocagne

A l’instar des AMAP, les Jardins de Cocagne proposent à leurs adhérents de bénéficier chaque semaine d’un panier de légumes issus du maraîchage  biologique.2008-07-jardins-cocagne

La démarche particulière de ces jardins réside dans le fait que les « jardiniers » sont des personnes en difficulté sociale ou professionnelle qui par ce biais retrouvent un emploi. Ils sont bien sûr encadrés dans leurs tâches par des maraîchers professionnels qui leur apportent leur savoir-faire. Il s’agit en fait de redonner confiance à ces personnes en difficulté, de leur offrir une remise au travail progressive au moyen de jardins collectifs.

Le premier Jardin de Cocagne nait en 1991 dans le Doubs. L’engouement est tel que les demandes affluent de partout en France et que le réseau s’étend très rapidement. Dans les années 90, les jardins passent très vite de 20 à 50 et aujourd’hui, ce ne sont pas moins d’une centaine de jardins de Cocagne, dont 15 en projet, qui représentent 3000 jardiniers, 15000 familles adhérentes, 450 encadrants et 1200 bénévoles.

En 1999 a été créé le réseau Cocagne qui permet de soutenir les initiatives de création de jardin, de professionnaliser les équipes d’encadrement, mais aussi d’accompagner la démarche qualité réalisée dans les jardins.

Car en effet, les jardins se veulent avant tout le fruit d’une démarche éco-citoyenne et éco-responsable. Par delà la recherche d’une meilleure source d’alimentation, d’une biodiversité préservée, de saisonnalités respectées, c’est aussi une démarche d’aide sociale qui est mise en valeur. Les rencontres jardiniers-adhérents sont favorisées, d’autres activités peuvent également se greffer autour du jardin comme par exemple l’animation d’un jardin pédagogique ou encore l’éducation à l’environnement.

Pouvoir associer le retour à l’emploi pour certains et le retour à une alimentation plus saine et plus vraie pour d’autres, voici ce que proposent les jardins de Cocagne que vous pourrez retrouver ici :

http://www.reseaucocagne.asso.fr/index.php

Publié par Isabelle DEFAY