La Charte de Production Fruitière Intégrée

Depuis quelques années, les inquiétudes en matière de protection environnementale mais également sanitaire vont croissantes. Traçabilité, qualité, charte, label sont autant de repères que nous rencontrons désormais dans nos actes quotidiens. Au risque parfois de s’y perdre soi-même ….

Mais lorsque l’on prend le temps de voir qui et quoi se cache derrière des logos ou des initiales, on prend la mesure d’un engagement non dénué de sens.

Ainsi en est-il de la Charte de Production Fruitière Intégrée.

http://www.lapomme.org/production/images/charte1.gif

Encore une ? Oui, mais non !

Née il y a une dizaine d’années, elle regroupe les arboriculteurs français qui souhaitent produire des fruits de haute qualité tout en préservant l’environnement et la santé par la valorisation des méthodes écologiques.

Vous avez déjà lu cela quelque part, certes. Mais alors qu’intègre-t-elle cette production intégrée ?

Toujours à la recherche du respect de l’environnement, un producteur « PFI » valorisera les techniques alternatives de lutte biologique mais il n’abandonnera pas pour autant les méthodes « chimiques » si elles ne posent pas de problème scientifiquement démontré.

Le producteur intègre donc les différents facteurs écologiques, toxicologiques mais aussi économiques. Faire face à une demande élevée, qui plus est de fruits beaux, bons et sains, respecter l’environnement, minimiser l’impact des pesticides …, tout en restant économiquement viable bien évidemment.

Il est aidé en cela par les chercheurs de l’INRA qui sont à l’origine du programme. Parmi les actions principales, le souhait était de trouver des solutions alternatives aux pesticides chimiques. Ils ont mis par exemple au point des pièges pour insectes nuisibles, ou encore « trompé » les sens des ravageurs grâce aux phéromones ou bien plus simplement favorisé l’implantation des ennemis naturels.

La Charte regroupe l’ensemble des principes inhérents à cette production intégrée, au travers de cahiers des charges stricts et exigeants. Dotée d’un système de contrôle indépendant, pilotée par une commission technique, elle sait cependant s’adapter et prend en compte les progrès constants liés aux découvertes des chercheurs.

Aujourd’hui, plus d’un million de tonnes de pommes (la moitié des pommes de table produites en France) bénéficie de ces avancées.

Riches du succès du programme fruitier, les acteurs de ce projet envisagent d’ores et déjà la mise en place d’un programme similaire pour la production légumière.


Article rédigé par Isabelle DEFAY